N°9 - 24 juin 2003

 

  A LA UNE

Contrôler autrement pour contrôler mieux :
pari réussi à Palavas-les-Flots

Le Trésor public teste actuellement, dans une dizaine de départements, une formule rénovée de contrôle de la dépense locale, qui tourne le dos à l’exhaustivité pour privilégier l’efficacité. Impressions croisées de l’ordonnateur et du comptable de Palavas-les-Flots, commune qui expérimente le système depuis l’automne dernier.

A lire le décret du 29 décembre 1962 portant règlement général de la comptabilité publique, le contrôle de la dépense, cœur du métier de tout trésorier municipal, peut paraître une tâche bien austère. A réception d’un mandat émis par l’ordonnateur et avant de procéder au paiement de la dépense, le comptable est tenu de réaliser une série de contrôles stricts, énumérés avec précision par les articles 12 et 13 dudit décret, et ce, pour chaque dépense, que les montants en jeu soient gigantesques ou dérisoires.

A entendre Pierre Bove, trésorier principal et chef du poste comptable de Castelnau-le-Lez (Hérault), la fonction de contrôleur, en pratique, requiert des talents de limier tout autant que de juriste. « Pour le visa de la dépense, il faut du flair ! Je renifle les mandats, je les photographie, on sent quand il y a un truc… » A 59 ans, avec, derrière lui, une carrière exclusivement consacré au secteur communal et une passion déclarée pour ce pan particulier du métier qu’est la dépense, Pierre Bove se propose très vite comme candidat quand il apprend, courant 2002, que son administration cherche des volontaires pour expérimenter une nouvelle méthode de contrôle, appelée « contrôle hiérarchisé de la dépense ». Il s’agit de remplacer le contrôle exhaustif de tous les mandats par une méthode ciblée sur les mandats « à enjeux » : l’exhaustivité est réservée aux mandats à risques et enjeux importants, tandis que ceux considérés comme à risque faible sont contrôlés par sondage, en fonction d’un plan de contrôle tenant compte d’une part de recommandations nationales, d’autre part des spécificités de la commune à laquelle il va s’appliquer.

Du point de vue théorique, la nouveauté est de taille. « Le règlement de 1962 est basé sur la méfiance, résume Pierre Bove. Passer de la méfiance à la confiance que suppose le contrôle hiérarchisé, c’est un changement culturel. » En pratique, toutefois, le changement relève plus d’une évolution logique que d’une révolution. « On faisait déjà du contrôle hiérarchisé sans le savoir, comme monsieur Jourdain faisait de la prose », admet le trésorier. Chose que confirme Alain Caumeil, responsable national du chantier « contrôle hiérarchisé » à la direction générale de la Comptabilité publique. « Il existe déjà, dans le réseau du Trésor public, un contrôle sélectif "artisanal", explique-t-il. La sélectivité sauvage qui s’opère, en général faute de temps, donne mauvaise conscience à ceux qui la réalisent, car leurs pratiques ne sont pas conformes à une règle objective. Et inversement, ceux qui ne la pratiquent pas ont le sentiment de perdre leur temps à contrôler des dépenses sans enjeu. L’objectif est de s’appuyer désormais sur une méthodologie qui permette une approche rationnelle en termes de risques et d’enjeux. »

Des onze communes avec lesquelles travaille Pierre Bove dans son poste comptable, c’est celle de Palavas-les-Flots (5.446 hab., Hérault) qui a été retenue pour entamer l’expérimentation à compter de septembre 2002. Il s’agit d’une commune touristique qui, en dépit d’un nombre d’habitants permanents peu élevé, investit beaucoup, ce qui génère un nombre de mandats suffisant (de l’ordre de 7.000 par an) pour que le contrôle par sondage ait un sens du point de vue statistique. Autre argument non négligeable, l’ordonnateur et le comptable ont derrière eux « dix ans de bons rapports et de bonnes pratiques », avec une stabilité des agents en place de part et d'autre.

L’expérimentation commence par une réunion avec la directrice générale des services (DGS) de Palavas-les-Flots et avec les quatre agents du service comptabilité de la commune ; Pierre Bove explique les principes du contrôle hiérarchisé et présente le plan de contrôle qu’il se propose de suivre pendant l’expérimentation. Ainsi, par exemple, pour les marchés sans formalités préalables, le contrôle a priori du comptable sera maintenu en priorité sur les mandats de plus de 400 euros, ce qui, in fine, reviendra à contrôler sur l’année 10% du total des mandats de cette catégorie. Pour la paye, en revanche, la sélection des mandats contrôlés se fera sans référence à un seuil préalablement défini, mais sur des thématiques particulières et a posteriori.

« Les agents du service comptabilité de la commune n’ont pas ressenti ça comme une nouvelle charge mais comme une marque de confiance que le trésorier leur faisait », se rappelle Hélène Ratto, DGS de Palavas-les-Flots. L’arrivée du contrôle hiérarchisé a conduit la commune à durcir quelque peu ses procédures d’engagement. « Jusqu’ici, admet Hélène Ratto, on se reposait parfois sur le trésorier pour rappeler les services dépensiers à l’ordre s’il manquait une pièce à l’appui d’un mandat. Maintenant, notre service comptable se montre beaucoup plus pointilleux avec les autres services municipaux, en demandant toutes les pièces (conventions, etc.) dès l’engagement, ce qui conditionne la délivrance du bon de commande. »

Les résultats de l’expérimentation paraissent satisfaisants à Pierre Bove, même s’il se dit incapable de chiffrer l’éventuel gain de temps du nouveau système pour ses propres agents. La tenue de fiches de suivi détaillées, indispensable pour l’évaluation finale du dispositif, consomme en effet du temps gagné par ailleurs - en sachant que la situation de départ, de toutes façons, n’était pas celle d’un contrôle exhaustif. Le niveau de sondage pratiqué (10% du total des mandats) lui paraît adapté au cas de Palavas-les-Flots, mais peut-être un peu juste pour d’autres communes où la qualité des échanges ordonnateur-comptable a encore besoin d’être améliorée. Dans tous les cas, insiste-t-il, le contrôle hiérarchisé suppose, au sein des trésoreries, « des agents très compétents » et, sur le plan conceptuel, « des règles simples, facilement compréhensibles ».

Hélène Ratto, pour sa part, range le contrôle hiérarchisé parmi les procédures qui vont dans le sens de l’intérêt conjoint de l’ordonnateur et du comptable, à savoir : « faire les choses bien dès le départ plutôt qu’attendre le contrôle de la chambre régionale des comptes cinq ans plus tard ». De ce point de vue-là, les résultats du dernier contrôle opéré par la chambre à Palavas-les-Flots sont plutôt encourageants : l’examen de la gestion communale sur la période 1996-2000 n’a donné lieu à aucune observation de la part du juge des comptes.

A noter : le calendrier de généralisation

Le caractère concluant des expérimentations menées depuis septembre 2002 dans une dizaine de départements conduira à généraliser le dispositif selon le calendrier suivant :
- pour les conseils régionaux et généraux, le contrôle hiérarchisé de la dépense sera mis en œuvre à compter du 1er janvier 2004 au plus tard ;
- pour les autres collectivités, le contrôle hiérarchisé de la dépense sera mis en œuvre de façon progressive tout au long de l’année 2004, avec une date butoir arrêtée au 31 décembre 2004.

  EN BREF


Services d’intérêt général : la Commission européenne ouvre le débat

En publiant, le 21 mai 2003, un « livre vert » sur les services d’intérêt général, la Commission européenne propose au débat différents thèmes qui pourraient déboucher sur une future directive-cadre relative à ce sujet. Le livre vert définit comme services d’intérêt général les « services marchands et non marchands que les autorités publiques considèrent comme étant d’intérêt général et soumettent à des obligations de service public ». Pour chaque thème abordé (service universel, qualité des services, financement, évaluation, etc.), la Commission, après avoir dressé un panorama de l’état actuel du droit communautaire, invite le lecteur à répondre à un certain nombre de questions. Ainsi :
- y a-t-il des services (autres que les grandes industries de réseau) pour lesquels un cadre réglementaire européen doit être établi ?
- convient-il d’harmoniser davantage les obligations sectorielles de service public ?
- connaissez-vous des cas où le droit communautaire a empêché le financement de services d’intérêt général ou conduit à des choix inefficaces ?

Pour accéder au livre vert :

Commission européenne - Livre vert sur les services d’intérêt général - Mai 2003


Statistiques en ligne : l’offre de l’INSEE s’élargit

Un nouveau site dénommé « Indices et séries statistiques », accessible depuis la page d'accueil du site de l’INSEE ou directement à l’adresse www.indices.insee.fr, présente désormais en ligne les séries du Bulletin mensuel de statistique (BMS). Les données de chaque série sont disponibles sur trois ans, par source et par série, et accompagnées de graphiques interactifs. Sont ainsi consultables, entre autres : l’indice trimestriel du coût de la construction, le taux annuel monétaire (TAM), les taux de chômage régionaux trimestriels, etc. Le site est mis à jour quotidiennement, dès que les nouvelles valeurs d'une série sont disponibles.


Emploi : la fonction publique séduit les jeunes

Interrogés sur le type d’entreprise « idéale » dans laquelle ils souhaiteraient faire carrière (1), les jeunes de 15 à 25 ans sont 28% à se prononcer en faveur de la fonction publique (32% dans la tranche d’âge 20-25 ans). Une proportion du même ordre (26%) estime « vraisemblable » de parvenir à réaliser cet idéal. Devant ensuite indiquer quelle attitude ils adopteraient si une opportunité d’entrer dans la fonction publique s’offrait à eux, ils sont 77% à répondre qu’ils saisiraient l’opportunité, dont 29% « tout de suite » (32% dans la tranche d’âge 20-25 ans).
Note : (1) Sondage réalisé par l’Institut IPSOS pour la CGPME auprès d’un échantillon représentatif de 604 personnes (méthode des quotas), du 6 au 20 avril 2003.


Prévisions budgétaires : les départements se ménagent des marges de manœuvre

Surestimation des dépenses d’une part, sous évaluation des recettes d’autre part, tel est le double constat dressé par la DGCL après avoir comparé les budgets primitifs et les comptes administratifs des départements sur la période 1994-2000. L’examen des années 1999 et 2000, qui complète l’exercice réalisé il y a deux ans pour les années 1994 à 1998, montre que les tendances observées sur la période précédente vont en s’accentuant. En 2000, l’écart entre les prévisions et les réalisations atteint 4,4% pour l’ensemble des budgets départementaux, et 11,6% pour les seules dépenses d’investissement (hors remboursements de dette). A l’intérieur de chaque section, les écarts constatés varient fortement selon le type de recette ou de dépense. Ainsi, en fonctionnement, les prévisions en matière d’aide sociale se caractérisent par leur précision, tandis que des écarts importants apparaissent sur le chapitre « collèges ». En investissement, la DGCL explique les écarts enregistrés par « le contexte économique plus favorable et l’assainissement des finances des départements (qui) encouragent ces derniers à envisager des programmes d’investissement plus ambitieux dont le financement s’étalerait sur plusieurs exercices ».

Pour le détail des résultats :

DGCL - Comptes administratifs et budgets primitifs des départements : les réalisations comparées aux prévisions de 1994 à 2000



Eau potable, eaux usées : la méconnaissance des usagers

A quoi sert une station d’épuration ? Confrontés à cette question, 31% seulement des Français font spontanément un lien avec les eaux usées, tandis que 16% pensent qu’il s’agit de production d’eau potable. Les résultats 2003 du baromètre annuel SOFRES-CIEAU (1) sur « Les Français et l’eau » montrent toujours une grande méconnaissance des problèmes de dépollution des eaux usées, même si 94% des personnes interrogées estiment que le nettoyage des eaux usées est « indispensable pour protéger la nature ».
En ce qui concerne le prix de l’eau, l’étude souligne que « la méconnaissance du prix moyen du mètre-cube et du montant annuel de la facture n’a jamais été aussi élevée », le phénomène s’étant aggravé depuis l’introduction de l’euro. En effet, 62% des Français sont incapable de citer le prix d’un mètre-cube d’eau en euros (59% en francs) et 43% le montant annuel de leur facture d’eau en euros (31% en francs). Les usagers trouvent majoritairement l’eau « plutôt chère » (62%), et 52% seulement se déclarent « prêts à payer l’eau plus chère pour que sa qualité soit préservée » (contre 59% l’an dernier). Soixante-douze pour cent des abonnés se disent satisfaits de la présentation de leur facture d’eau, mais 27% seulement lisent les fiches de synthèse relatives à la qualité de l’eau dans leur commune.
Note : (1) Sondage réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 1.864 personnes, du 28 novembre au 2 décembre 2002. Le Centre d’information sur l’eau (CIEAU) est une association loi de 1901 regroupant les grands distributeurs d’eau français.


 QUOI DE NEUF SUR MINEFI COLLECTIVITES LOCALES
FINANCES LOCALES

Données chiffrées - Les notes de conjoncture nationale
Premiers résultats 2002 des finances locales

Données chiffrées - Les comptes des collectivités
L'analyse des comptes 2001 des communes

Lignes de trésorerie et emprunts
Fin du crédit immédiat sur les chèques remis au Trésor pour les lignes de trésorerie et les emprunts : report de la mesure au 1er octobre 2003

Questions parlementaires
Retrouvez dans cette rubrique, mise à jour régulièrement, une sélection de questions parlementaires relatives aux finances locales.
Budget
Fiscalité locale

Les études régionales
Les finances 2002 des communes de moins de 10.000 habitants de la Somme


GESTION LOCALE


Aménagement du territoire - Présence postale

Se plaçant, d'ores et déjà, dans l'optique de la libéralisation totale du secteur postal en 2009, la commission des Affaires économiques et du Plan du Sénat estime qu'il faut "dépasser le culte stérile de la présence postale immobilière sur le territoire". Le rapport propose des critères d'accessibilité au service postal, à la fois nationaux et départementaux, qui permettraient de revoir la carte des 17.000 bureaux de poste actuels. Parallèlement au soutien que l'Etat apporterait aux territoires les plus fragiles (zones de revitalisation rurale, par exemple), Gérard Larcher, rapporteur au nom de la commission, estime "naturel que d'éventuels guichets postaux supportés financièrement par les collectivités locales puissent être utilisés pour la prestation d'autres services publics locaux".
Pour accéder au rapport (voir notamment le chapitre III : "Un réseau dense mais décalé, à recentrer sur l'accessibilité au service") :
Sénat - Rapport d'information n°344 - La Poste : le temps de la dernière chance - 11 juin 2003

Aménagement du territoire - Télécommunications
La Datar a présenté le 19 juin 2003 une étude sur "L'état des régions dans la société de l'information". Cet atlas constituant un premier état des lieux complet de la "France numérique" a été réalisé par l'observatoire régional des télécommunications (Ortel).
DATAR - Communiqué de presse - L'état des régions dans la société de l'information
Rapport sur l'état des régions dans la société de l'information

Aménagement du territoire - Banque de France

Francis Mer, ministre de l'Economie, des finances et de l'industrie, Jean-Paul Delevoye, ministre de la Fonction publique, de la réforme de l’Etat et de l'aménagement du territoire, et Jean-Claude Trichet, Gouverneur de la Banque de France, ont signé le 10 juin 2003 un contrat de service public entre l’Etat et la Banque de France pour la période 2003 à 2006. Ce contrat précise notamment les conditions dans lesquelles la Banque de France assurera des missions au service des collectivités locales et indique que la Banque de France disposera d’au moins une implantation par département. Les élus locaux seront pleinement associés au suivi de son application, qui fera l’objet chaque année d’un bilan.
Contrat de service public entre l'Etat et la Banque de France pour la période 2003-2006

Aménagement du territoire - Ville et rénovation urbaine
Jean-Louis Borloo, ministre délégué à la Ville et à la rénovation urbaine a présenté, en Conseil des ministres du 18 juin, un projet de loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine. Ce plan s'articule autour de quatre axes principaux : un programme de reconstruction urbaine représentant 30 milliards d'euros d'investissements sur cinq ans, un soutien à la création d'emplois et à l'activité économique, une aide aux familles surendettées ainsi que la solidarité envers les communes les plus pauvres. L'exécution de ces programmes sera évaluée chaque année et fera l'objet d'un débat au sein de l'assemblée délibérante des collectivités concernées.
Projet de loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine
Conseil économique et social - Avis relatif à l’avant-projet de loi d'orientation et de programmation sur la ville et la rénovation urbaine - Dossier de presse des 10 et 11 juin 2003

Décentralisation - Corse
Loi n° 2003-486 du 10 juin 2003 organisant une consultation des électeurs de Corse sur la modification de l'organisation institutionnelle de la Corse
Décret n° 2003-498 du 13 juin 2003 portant convocation des électeurs de Corse en application de la loi n° 2003-486 du 10 juin 2003 organisant une consultation des électeurs de Corse sur la modification de l'organisation institutionnelle de la Corse

Décentralisation - Référendum local
Au terme de la présentation du rapport de Daniel Hoeffel relatif au projet de loi organique sur le référendum local, la commission des lois du Sénat a adopté 17 amendements ayant principalement pour objet de subordonner la valeur décisionnelle du référendum à un taux de participation au moins égal à 50 % des électeurs inscrits et d'exclure du champ des référendums décisionnels locaux les projets d'actes individuels.
Sénat - Rapport d'information n°315 - Projet de loi organique relatif au référendum local - 27 mai 2003

Développement local - Le commerce et l'artisanat

Financement des actions conduites en faveur du développement économique

Economie / Démographie - Recensement
Les dispositions du code général des collectivités territoriales relatives au recensement de la population viennent d'être modifiées par le décret n°2003-485 du 5 juin 2003. Ce décret précise les différentes catégories de populations légales publiées chaque année (titre I), le rôle de l'INSEE, des communes et des EPCI dans les enquêtes (titre II), le dispositif de traitement automatisé des données (titre III) et diverses dispositions d'ordre général (titre IV). Parmi les principales nouveautés de ce texte figurent la création d'un véritable statut d'agent recenseur ainsi que les modalités de prise en charge de la collecte des informations par les collectivités.
Décret n°2003-485 du 5 juin 2003 - Recensement de la population

Economie / Démographie - Les études régionales
Retrouvez dans cette rubrique, mise à jour régulièrement, une sélection d'études récentes réalisées par les directions régionales de l'INSEE.
Les études régionales

Gestion des services publics locaux - Bibliothèques
Le Parlement a adopté définitivement le projet de loi sur la rémunération au titre du prêt en bibliothèque. Ce texte prévoit notamment l'application, à partir de 2003 et 2004, de deux sources de financement : le "prêt payé forfaitaire" et le "prêt payé à l’achat". Le "prêt payé forfaitaire", versé par l'Etat, est fixé à 1,50 euro par inscrit dans les bibliothèques publiques et à 1 euro par étudiant dans les bibliothèques universitaires. Les bibliothèques scolaires sont exonérées. Le "prêt payé à l’achat", fixé à 6% du prix public des ouvrages, sera acquitté par les bibliothèques.
Sénat - Adoption définitive du projet de loi sur la rémunération au titre du prêt en bibliothèque et renforçant la protection sociale des auteurs - 10 juin 2003

Gestion des services publics locaux - Maternités
En France, la quasi-totalité des naissances a lieu dans 520 communes, qui disposent d'un ou plusieurs établissements spécialisés. Une mère sur trois accouche dans sa commune de domicile, et trois sur quatre à moins de 15 kilomètres. Les mères résidant dans une agglomération équipée d'une maternité accouchent à neuf kilomètres en moyenne, contre 23 kilomètres dans le cas contraire.
Une femme accouche en moyenne à 14 kilomètres de son domicile - INSEE Première - Juin 2003

Questions parlementaires
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Aménagement du territoire
Décentralisation
Développement local
Economie/Démographie
Fonction publique territoriale
Fonds structurels européens
Gestion des services publics locaux

Sécurité des services publics

Enquête de la DGCCRF sur la sécurité des piscines - Juin 2003

Vie des élus
Sénat - Rapport d'information n°324 - Réforme de l'élection des sénateurs - Délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes - 3 juin 2003

INTERCOMMUNALITE

Rapports et études - Etudes régionales

L'intercommunalité en Bretagne - Juin 2003

Questions parlementaires
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Questions parlementaires


MARCHÉS PUBLICS

Réforme du code - Simplification du droit
Le Sénat a adopté le 10 juin dernier, en deuxième lecture, le projet de loi relatif à la simplification du droit autorisant le Gouvernement à prendre des ordonnances dans de nombreux domaines législatifs comme les marchés publics. A ce titre, de nouvelles formes de contrats ayant pour objet la conception, la réalisation et la maintenance d'équipements publics, sur la base d'un partenariat public-privé, pourront être créées. Par ailleurs, le texte garantit la place des architectes, des concepteurs, des PME et des artisans dans la mesure où l'ordonnance devra leur permettre d'accéder équitablement aux contrats globaux.
Sénat - Projet de loi habilitant le gouvernement à simplifier le droit - 10 juin 2003

Questions parlementaires
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Directrice de la publication : Béatrice Delemasure
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