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Le
point de vue de Thierry Reynaud,
directeur de projet
à la Mission d’appui aux partenariats public-privé
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Le cas de Rouen illustre parfaitement un des modes opératoires
de la Mission d’appui aux partenariats public-privé
(MAPPP). L’avis de la MAPPP n’est en effet pas obligatoire
sur l’évaluation préalable relative aux projets
de contrat de partenariat des collectivités territoriales.
Pourtant, et alors même qu’un avis officiel n’a
pas été demandé à la Mission, elle a
travaillé en parfaite collaboration avec les services de
la commune de Rouen, notamment avec le directeur général
des services et le directeur des Affaires juridiques. La MAPPP a
conseillé la ville aussi bien au stade de l’évaluation
préalable que de la conduite du dialogue compétitif
ou de l’établissement du schéma contractuel.
Elle s’est rendue sur place, à la naissance du projet,
pour mettre en place le cadre juridique du contrat et le présenter
aux responsables locaux. C’était important pour eux
de savoir la ville soutenue dans son entreprise par le ministère
des Finances.
La MAPPP a également échangé avec le service
du contrôle de légalité de la préfecture
qui s’interrogeait sur la validité de la procédure
d’adoption du contrat de partenariat. Elle a confirmé
aux services préfectoraux le respect par la ville de Rouen
des textes en vigueur, notamment l’ordonnance du 17 juin 2004.
La MAPPP a ainsi joué un rôle de conseil auprès
de la collectivité, qui s’ajoute aux conseils apportés
par les assistants à la personne publique recrutés
par la ville pour conduire l’opération. Les questions
inédites restent en effet encore nombreuses dans ces procédures
innovantes, et les réponses à y apporter nécessitent
la plus large concertation possible.
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