| TAXE DHABITATION ET TAXE FONCIERE SUR
LES PROPRIETES BATIES - Adaptation des modalités de calcul des abattements et du revenu
fiscal de référence en cas d'enfants résidant en alternance chez leurs parents (Loi de
finances rectificative pour 2002, art. 30 ; CGI, art. 1391, 1391 B, 1411, 1414 A et 1417)
Les abattements pour charges de famille sont partagés lorsquun
enfant réside en alternance chez l'un et l'autre de ses parents.
De même, les majorations des revenus afférents aux demi-parts
supplémentaires, retenues pour la détermination des limites de revenu prises en compte
pour l'octroi des exonérations, dégrèvements et abattements, sont divisées par deux
lorsque l'enfant réside en alternance chez l'un et l'autre de ses parents.
Cette mesure sapplique à compter des impositions établies au
titre de 2004.
TAXE DHABITATION - Simplification des modalités
dexonération ou de dégrèvement de taxe dhabitation au profit des
bénéficiaires de lallocation aux adultes handicapés (AAH) et du revenu minimum
dinsertion (RMI) (Loi de finances rectificative pour 2002, art. 33 ; CGI, art. 1414
I-1°bis ; LPF, art. L. 98 A)
Lexonération doctrinale dont bénéficient les titulaires de
lAAH ayant des revenus inférieurs au revenu fiscal de référence prévu au I de
l'article 1417 du CGI est désormais consacrée par la loi. Par ailleurs, les modalités
dattribution de cette exonération ainsi que du dégrèvement dont bénéficient les
titulaires du RMI sont simplifiées.
Les nouveaux bénéficiaires de lAAH nont plus aucune
démarche à accomplir pour bénéficier de lexonération de taxe dhabitation.
La Caisse nationale des allocations familiales est désormais tenue de transmettre la
liste des bénéficiaires de lAAH au 1er janvier de lannée dimposition.
Elle doit également communiquer le nom des personnes qui ont reçu le RMI durant cette
dernière période, ou qui ont cessé de le percevoir au cours de lannée
précédente.
TAXE FONCIERE SUR LES PROPRIETES BATIES - Exonération de taxe foncière en
faveur des ateliers de déshydratation de fourrages (Loi de finances rectificative pour
2002, art. 52 ; CGI, art. 1382 B)
Les collectivités territoriales et les EPCI à fiscalité propre
peuvent exonérer de taxe foncière sur les propriétés bâties les bâtiments affectés
à lactivité de déshydratation de fourrages, à lexception de ceux abritant
les presses et les séchoirs.
La délibération décidant lapplication de cette mesure au titre
de 2003 doit intervenir au plus tard le 31 janvier 2003.
TAXE FONCIERE SUR LES PROPRIETES NON BATIES - Exonération de
taxe foncière sur les propriétés non bâties des terrains plantés en oliviers (Loi de
finances pour 2003, art. 97 ; CGI, ART. 1395 C)
A compter du 1er janvier 2003, les conseils municipaux et les organes
délibérants des EPCI à fiscalité propre peuvent exonérer les terrains plantés en
oliviers de taxe foncière sur les propriétés non bâties. La délibération doit être
intervenue au plus tard le 1er octobre de l'année précédente.
TAXE PROFESSIONNELLE - Dégrèvement de la part maritime de la TP des
entreprises darmement au commerce (Loi de finances pour 2003, art. 25 ; CGI, art.
1647 C ter)
Le remboursement de la part maritime de la TP dont bénéficiaient les entreprises
darmement au commerce est remplacé par un dégrèvement spécifique.
TAXE PROFESSIONNELLE - Allègement de la TP des professions non commerciales
(Loi de finances pour 2003, art. 26 ; CGI, art. 1467, 1636 B octies, 1647 BIS et 1648 B)
La fraction des recettes prise en compte dans les bases de TP des
titulaires de bénéfices non commerciaux, des agents daffaires et des
intermédiaires de commerce employant moins de cinq salariés est réduite progressivement
de 10% à 6% selon un échéancier de trois ans : elle est ainsi fixée à 9% au titre de
2003, à 8% au titre de 2004 et à 6% à compter de 2005.
La baisse des produits en résultant pour les collectivités locales est compensée par
l'Etat.
TAXE PROFESSIONNELLE - Unification du régime de la TP pour les sociétés
soumises à l'impôt sur les sociétés et regroupant des professions libérales ou
assimilées (Loi de finances pour 2003, art. 84 ; CGI, art. 1467)
Les contribuables soumis de plein droit ou sur option à limpôt sur les
sociétés sont désormais tous assujettis à la TP selon les règles de droit commun,
même s'il s'agit de sociétés qui regroupent des professions libérales et qui emploient
moins de cinq salariés.
TAXE PROFESSIONNELLE - Mesures de simplification de la TP (Loi de finances pour
2003, art. 83 ; CGI, art. 1477 III, 1679 quinquiès)
Lobligation de souscrire une déclaration récapitulative de TP
(1003R) pour les entreprises qui disposent détablissements multiples est
supprimée. Le seuil minimum de cotisation de TP au-delà duquel le redevable doit
acquitter un acompte est relevé de 1 500 à 3 000 euros.
TAXE PROFESSIONNELLE - Dégrèvement de TP des investissements destinés à la
recherche (Loi de finances pour 2003, art. 82, CGI, art. 1647 C quater)
A compter des impositions établies au titre de 2004, la cotisation de
TP est dégrevée de la fraction correspondant à la valeur locative des immobilisations
créées ou acquises à létat neuf à compter du 1er janvier 2003, et affectées
directement à la réalisation dopérations de recherche scientifique et technique
menées en France. Le dégrèvement est accordé sur demande effectuée dans la
déclaration de TP.
TAXE PROFESSIONNELLE - Validation de délibérations prises en matière de
fiscalité directe locale (Loi de finances rectificative pour 2002, art. 34 ; CGI, art.
1464 A)
Les délibérations relatives à l'exonération de TP des cinémas dart
dessai sont validées lorsqu'elles sont intervenues tardivement en 2002 (entre le
1er juillet et 15 octobre 2002).
TAXE DE SEJOUR - Exonérations sur délibération du conseil municipal (Loi de
finances pour 2003, art. 89)
La loi de finances pour 2002 a autorisé les communes à exonérer de
taxe de séjour les travailleurs saisonniers qui "participent au fonctionnement et au
développement de la station , dès linstant où ils occupent des locaux dont
le loyer est inférieur à un certain montant. Il était initialement prévu que le
montant maximal de loyer soit fixé par décret. Compte tenu des disparités de situation
selon les communes concernées, le législateur renvoie désormais à chaque conseil
municipal la responsabilité de fixer le montant retenu pour lapplication de
lexonération.
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