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SERVICE PUBLIC D'EAU POTABLE
La DGCCRF
demande aux collectivités locales
de mettre
leur contrat de fourniture d'eau
en conformité
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La direction générale de la Concurrence,
de la consommation, et de la répression des fraudes (DGCCRF)
du ministère de l'Economie a réalisé une
enquête
dans le secteur de la distribution de l’eau auprès
de 141 collectivités,
afin de vérifier les règlements de service des
eaux et le libellé des factures délivrées
aux consommateurs.
De nombreuses et parfois importantes anomalies
ont été trouvées dans les règlements
des services d’eau, adoptés par chaque collectivité en
fonction des conditions locales, et qui constituent les conditions
générales du contrat de l’abonné.
A titre d’exemple : versement d’un dépôt
de garantie, expressément interdit par la loi du 30 décembre
2006, engagement de l’abonné à accepter par
avance les modifications décidées unilatéralement
par le prestataire, responsabilité du prestataire écartée
en cas d’incident, augmentation injustifiée des
charges de l’abonné.
La plupart de ces clauses présumées
abusives émanent toutefois de petites collectivités
qui ont simplement reconduit des règlements de service
anciens devenus obsolètes. La DGCCRF a en conséquence
invité les collectivités à s’assurer
que leurs règlements de service d’eau ne contiennent
plus de clauses abusives ou qui pourraient être considérées
comme déséquilibrant de manière significative
la relation avec le consommateur. Plusieurs collectivités
concernées ont au demeurant d’ores et déjà engagé des
procédures de révision, avec le conseil de la DGCCRF.
Des mesures d’injonction pourront être mises en
oeuvre, et les juridictions civiles saisies aux fins de faire
supprimer les clauses abusives en cas de maintien volontaire
des non-conformités. La DGCCRF a par ailleurs adressé une
quarantaine de rappels réglementaires aux prestataires
concernés.
L’enquête a enfin permis de constater
que la plupart des manquements relevés sur les factures
d’eau sont mineurs et résultent le plus souvent
de l’absence des coordonnées du service, du numéro
d’appel à utiliser en cas d’urgence et du
défaut de mention des horaires d’ouverture du service.