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Pour répondre à ses interrogations en matière
financière et fiscale, le maire avait jusqu’ici, face à
lui, des représentants locaux de deux directions distinctes de Bercy,
la direction générale de la Comptabilité publique d’une
part, la direction générale des Impôts d’autre part.
A compter du mois d’avril 2008, ces deux directions fusionnent
pour devenir une administration unique, dénommée direction générale
des Finances publiques (DGFIP).
Ceci va permettre à l’Etat d’offrir un conseil fiscal et financier
plus complet aux élus locaux, en facilitant les liaisons entre les services
chargés de l’établissement des bases de la fiscalité locale et ceux chargés
de la simulation des taux. Parallèlement, le traitement, au sein d’une même
administration, de l’ensemble des problématiques de recouvrement des recettes
fiscales ou non fiscales des collectivités locales facilitera la diffusion de
méthodes et d’outils innovants, et contribuera à améliorer les taux de recouvrement
des différents produits collectés.
La première mission des services locaux de la DGFIP
:
assurer la gestion financière
et comptable de la commune
Le budget communal, préparé
chaque année par le maire et approuvé par le conseil municipal,
est l'acte qui prévoit et autorise les recettes et les dépenses
pour l’année.
L’exécution du budget est soumise
au principe dit "de séparation de l’ordonnateur et
du comptable". L’ordonnateur (le maire) et le comptable
(le trésorier municipal, agent de la DGFIP) ont, chacun, un rôle
précisément défini par le décret du 29 décembre
1962 portant règlement général de la comptabilité
publique.
Pour l'exécution des recettes :
- l’ordonnateur constate les droits de la collectivité et calcule les
créances, puis opère la mise en recouvrement (établissement d’un titre de recette
et inscription sur un bordereau récapitulatif, enregistrement dans sa comptabilité
administrative, envoi au comptable d’un bordereau appuyé des titres de recette
et des pièces justificatives) ;
- le comptable appose son visa au vu des pièces justificatives (contrôle de
la régularité de la recette et de l’identification du débiteur), puis il assure
la prise en charge et le recouvrement de la recette (enregistrement comptable,
envoi au débiteur de l’avis des sommes à payer, encaissement du règlement du
débiteur).
Pour l'exécution des dépenses :
- l’ordonnateur engage la dépense (par la passation d’un bon de commande,
d’un marché ou d’un contrat), dans la limite des crédits ouverts au budget.
Après exécution du service (notion de "service fait"), il calcule le montant
de la dépense en vérifiant le décompte de la dépense au regard des pièces justificatives
(facture, marché, contrat). Enfin, il mandate la dépense (établissement d’un
mandat et inscription sur un bordereau récapitulatif, établissement de l'ordre
de virement, enregistrement dans sa comptabilité administrative, envoi au comptable
du bordereau appuyé des mandats et pièces justificatives de la dépense) ;
- le comptable vise les pièces justificatives jointes au mandat, l’exacte imputation
budgétaire, la disponibilité des crédits budgétaires et la validité de la créance.
Puis il prend en charge la dépense et la met en paiement (enregistrement comptable,
contrôle du niveau de la trésorerie disponible, règlement de la dépense au créancier).
La comptabilité communale est tenue à la fois
par l’ordonnateur et par le comptable :
- l’ordonnateur tient une comptabilité administrative en partie simple, qui
enregistre les opérations d'émission de titres de recette et de mandats de dépense.
Cette comptabilité lui permet de suivre en permanence la consommation des crédits
et de s'assurer du respect des autorisations budgétaires votées par le conseil
municipal ;
- le comptable tient une comptabilité en partie double qui décrit, en permanence,
la situation patrimoniale de la collectivité, c'est-à-dire tout ce que la collectivité
possède, tout ce qu'elle doit et ce qu'on lui doit, ainsi que la situation de
la trésorerie (les disponibilités).
Depuis 2006, le réseau de la DGFIP a engagé de nombreux projets
visant à améliorer la qualité des comptes des collectivités
locales, projets dont la réalisation s’effectue en partenariat avec les décideurs
locaux. Peuvent ainsi être proposées aux maires, en tant que de besoin :
- la réalisation d’une consolidation des comptes entre le budget principal de
la commune et les budgets annexes ;
- une analyse des risques liés aux "satellites" de la commune (sociétés
d’économie mixte locales, organismes de logement social, associations subventionnées,
etc.) ;
- dans le cadre du développement de l’administration électronique, la dématérialisation
de la chaîne comptable et financière, de façon à fluidifier les échanges entre
ordonnateur et comptable.
Pour les plus grandes collectivités, la DGFIP propose aux élus
la passation de conventions de services comptable et financier,
contractualisant un certain nombre d’actions à mener conjointement par les services
de l’ordonnateur et ceux du comptable, en réponse aux besoins spécifiques manifestés
par les gestionnaires de la collectivité.
La deuxième mission des services locaux de la DGFIP
:
conseiller le maire et ses collaborateurs
en matière financière et fiscale
Le trésorier municipal, interlocuteur du maire au quotidien,
et, derrière lui, l’ensemble des services de la DGFIP à l’échelon départemental
sont chargés d’une mission d’information et de conseil à l’égard des élus locaux
et de leurs collaborateurs :
- ils mettent à la disposition des collectivités les données relatives aux bases
d’imposition et aux allocations compensatrices d’exonérations fiscales. Ceci
après avoir contrôlé les éléments d’imposition avant la taxation, confectionné
les états de notification des bases et des allocations, et produit des états
statistiques pour les collectivités ;
- ils leur fournissent la liste et des modèles pour les délibérations fiscales
à prendre dans le courant de l’année ;
- ils les informent sur l’évolution de leurs bases d’imposition et sur leurs
marges de manoeuvre fiscales, notamment en matière d’évolution des taux ;
- ils déterminent de façon anticipée les bases prévisionnelles de taxe professionnelle
des établissements dominants, et ils les communiquent aux élus ;
- ils effectuent pour le compte de ces derniers des analyses financières rétrospectives
et prospectives ;
- ils apportent leur expertise sur les conséquences fiscales de l’intercommunalité
(création d’un groupement intercommunal, intégration de communes supplémentaires
ou sortie de communes membres, passage à une fiscalité unifiée).
La nouvelle organisation de la DGFIP va permettre à ses services
locaux, dorénavant, de mieux accompagner les maires :
- par l’amélioration du délai de communication des bases fiscales ;
- par l’anticipation des besoins des élus en matière d’information et de conseil
sur les bases et les taux de fiscalité directe, afin de permettre aux collectivités
qui le souhaitent de voter leur budget plus tôt dans l’année.
Pour en savoir plus :
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