![]() |
![]() |
![]() |
|||||||||||
|
|||||||||||||
Finances locales > Fiscalité locale > Les instructions fiscales > Taxe professionnelle - TPU
L’article 85 de la loi de finances pour 2006 modifié par les articles 131 et 132 de la loi de finances rectificative pour 2006 a institué, à compter des impositions établies en 2007, un partage du coût du dégrèvement afférent au plafonnement des cotisations de taxe professionnelle en fonction de la valeur ajoutée entre d’une part, l'Etat et d’autre part, les collectivités territoriales et les EPCI dotés d’une fiscalité propre. Ces collectivités et EPCI prennent en charge le coût du dégrèvement correspondant à l’augmentation de leur taux par rapport à un taux de référence, sous réserve de plusieurs mécanismes de garantie. Les exonérations temporaires de taxe professionnelle prévues au bénéfice des établissements situés dans les zones urbaines en difficulté s’appliquent dans la limite d’un plafond fixé par la loi, actualisé chaque année en fonction de la variation des prix constatée par l’INSEE pour l’année de référence de l’imposition définie à l’article 1467 A du code général des impôts. Une instruction du 13 juin 2008 fixe les seuils d’exonération au titre de 2009. Les exonérations temporaires de taxe professionnelle prévues au bénéfice des établissements situés dans les zones urbaines en difficulté s’appliquent dans la limite d’un plafond fixé par la loi, actualisé chaque année en fonction de la variation des prix constatée par l’INSEE pour l’année de référence de l’imposition définie à l’article 1467 A du code général des impôts. Une instruction du 21 mai 2007 fixe les seuils d’exonération au titre de 2008. Les exonérations temporaires de taxe professionnelle prévues au bénéfice des établissements situés dans les zones urbaines en difficulté s’appliquent dans la limite d’un plafond fixé par la loi, actualisé chaque année en fonction de la variation des prix constatée par l’INSEE pour l’année de référence de l’imposition définie à l’article 1467 A du code général des impôts. Une instruction du 21 mai 2007 fixe les seuils d’exonération au titre de 2008. L’article 130 de la loi de finances rectificative pour 2006 crée un dispositif d’exonération en faveur des entreprises créant une activité ou s’étendant dans les bassins d’emploi à redynamiser tels que définis à l’article 42-3 bis de la loi n°95-115 du 4 février 1995, entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2011. Ces bassins d’emploi sont définis par le décret n°2007-228 en date du 20 février 2007 et correspondent à deux zones d’emploi : la zone d‘emploi de la Vallée de la Meuse et la zone d’emploi de Lavelanet. Les entreprises éligibles au dispositif peuvent bénéficier d’exonérations d’impôt sur les bénéfices, d’imposition forfaitaire annuelle, de taxe professionnelle et de taxe foncière, codifiées respectivement aux articles 44 duodecies, 223 nonies, 1466 A I quinquies A et 1383 H du code général des impôts. Les articles 1466 A I quinquies A et 1383 H exonèrent ces entreprises de taxe professionnelle et de taxe foncière pendant cinq ans, sauf délibération contraire des collectivités territoriales et de leurs établissements publics de coopération intercommunale dotés d’une fiscalité propre. L'article 85 de la loi n°2005-1719 de finances pour 2006 du 30 décembre 2005 modifie les modalités de calcul du dégrèvement pour le plafonnement en fonction de la valeur ajoutée, en supprimant le recours aux taux de référence de l’année 1995 pour le calcul de la cotisation susceptible de plafonnement, en uniformisant le taux de plafonnement à 3,5% de la valeur ajoutée pour la généralité des entreprises et, enfin, en incluant certains transferts de charges dans le calcul de la valeur ajoutée. Le dégrèvement est donc désormais calculé sur la base de la cotisation de taxe professionnelle réellement acquittée par l’entreprise. Par ailleurs, le coût du dégrèvement est partagé entre d’une part, l’Etat, qui prend à sa charge le coût de l'actualisation du taux de référence (taux de l'année 2005 dans la limite du taux de l'année 2004 majoré de 5,5% pour les communes et les établissements publics de coopération intercommunale, de 7,3% pour les départements ou de 5,1% pour les régions ou taux de l’année d’imposition s’il est inférieur, en lieu et place du taux de 1995) et d’autre part, les collectivités territoriales et les EPCI à fiscalité propre qui prennent en charge le coût dû à l’augmentation de leur taux, sous réserve de plusieurs mécanismes de garantie. Les articles 131 et 132 de la loi n°2006-1771 du 30 décembre 2006 de finances rectificative pour 2006 ont apporté des précisions sur les conditions d’application de cet article. Une instruction du 30 mars 2007 commente ces nouvelles dispositions, applicables à compter des impositions établies au titre de 2007. L'article 1647 C quinquies du code général des impôts (CGI) prévoit un dégrèvement de TP pour les immobilisations éligibles à l’amortissement dégressif (article 39 A du CGI) au moment de leur création ou de leur première acquisition, lorsque celle-ci est intervenue entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2005 inclus. L’article 85 de la loi de finances pour 2006 pérennise ce dégrèvement. Cependant, seules les immobilisations corporelles neuves éligibles aux dispositions de l’article 39 A ouvrent droit à un dégrèvement égal respectivement à la totalité, aux deux tiers et à un tiers de la cotisation de TP pour la première année au titre de laquelle ces biens sont compris dans la base d’imposition de l’entreprise et pour les deux années suivantes. Le dégrèvement au titre des investissements nouveaux (DIN), dans sa nouvelle forme, s’applique aux immobilisations acquises à compter du 1er janvier 2006 ainsi qu’à celles créées ou acquises pendant l’année 2005, lorsqu’elles se rapportent à un établissement créé avant le 1er janvier 2005. Par ailleurs, le dégrèvement complémentaire au DIN prévu par l’article 1647 B octies du CGI est supprimé à compter des impositions établies au titre de 2007. Les exonérations prévues aux articles 1383 F et 1466 E du code général des impôts peuvent s’appliquer dès l’année de parution du décret en Conseil d’Etat délimitant les zones de recherche et développement des pôles de compétitivité, sous réserve d’une délibération des collectivités territoriales dans les trente jours de la date de parution du décret et du dépôt d’une demande des contribuables dans ce même délai. A titre exceptionnel, la date limite de délibération pour les collectivités territoriales et de dépôt d’une demande d’exonération pour les entreprises est reportée pour 2006 au 30 septembre 2006, pour les pôles de compétitivité dont la liste a été publiée au Journal officiel les 13 juillet, 14 juillet et 26 août 2006. Les articles 1466D et 1466E du CGI prévoient respectivement, sur délibération des collectivités territoriales et des EPCI : une exonération de taxe professionnelle (TP) en faveur des jeunes entreprises innovantes réalisant des projets de recherche et de développement ; une exonération de TP pendant 5 ans pour les établissements d’entreprises participant à un projet de recherche et de développement agréé et implantés dans une zone de recherche et de développement d’un pôle de compétitivité. Ces exonérations sont accordées dans les limites prévues par le règlement (CE) n°69/2001 de la Commission du 12 janvier 2001. Le champ d'application des opérations et des activités éligibles à l'exonération de taxe professionnelle au sein des zones de revitalisation rurale (exonération prévue à l'article 1465 A du code général des impôts), a été élargi par la loi du 23 février 2005 relative au développement des territoires ruraux. L'article 1466 A I du code général des impôts prévoit une exonération de taxe professionnelle, sur délibération des collectivités territoriales et des EPCI dotés d’une fiscalité propre, en faveur des créations ou extensions d'établissements qui sont réalisées dans les zones urbaines sensibles (ZUS). L’article 142 de la loi de programmation pour la cohésion sociale modifie ce dispositif sur deux points : il supprime la délimitation préalable par les conseils municipaux d’un périmètre d’exonération au sein des quartiers classés par décret en ZUS ; il réserve cette exonération aux petites et moyennes entreprises. Les immobilisations éligibles à l’amortissement dégressif acquises ou créées neuves entre le 1er janvier 2004 et le 30 juin 2005 ouvrent droit à un dégrèvement de taxe professionnelle (TP) au titre des années 2005, 2006 et 2007. L’article 95 de la loi de finances pour 2005 étend la date limite de la période de réalisation des investissements pouvant bénéficier du dégrèvement au titre des investissements nouveaux (DIN) du 30 juin 2005 au 31 décembre 2005 et apporte une précision sur l’ordre d’imputation du DIN par rapport à certaines exonérations. Par ailleurs, l’article 1647 B octies du même code institue, au profit des entreprises dont la TP est plafonnée en fonction de la valeur ajoutée, un dégrèvement complémentaire égal au produit de la dotation aux amortissements ou du loyer afférent aux immobilisations faisant l’objet du DIN par le taux du plafonnement en fonction de la valeur ajoutée retenu au titre de l’année d’imposition. L’article 1469-4° alinéa 1 du CGI prévoit que, pour l’imposition des redevables exerçant une profession sédentaire dont les recettes annuelles n’excèdent pas 61.000 € s’il s’agit de prestataires de services ou de membres de professions libérales, et 152.500 € dans les autres cas, il n’est pas tenu compte de la valeur locative des matériels, outillages et mobiliers dont ces redevables ont la disposition. Conformément aux dispositions des articles 1466 A et 1466 B du code général des impôts, différentes exonérations temporaires de taxe professionnelle sont prévues au bénéfice des établissements situés dans les zones urbaines en difficulté et en Corse. Les plafonds de ces exonérations pour l'année 2006 sont fixés par l'instruction fiscale du 20 septembre 2005.
|
|
|||||||||||||||||||||