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Finances locales > La comptabilité locale > La comptabilité communale : M14 > Les règles d'imputation des dépenses du secteur public local > Annexe 2 - Application du critère de distinction entre dépenses d’investissement et dépenses de fonctionnement aux travaux de voirie
A. Dépenses de fonctionnement
I. Travaux dentretien et réparation. Les dépenses dentretien ou de réparation, destinées respectivement à conserver la voirie dans de bonnes conditions dutilisation ou à la remettre en bon état dutilisation, sont considérées comme donnant lieu à des dépenses de fonctionnement. 1. Chaussées a. Critère : maintien ou rétablissement des qualités superficielles : uni, rugosité, imperméabilité, sans modification substantielle des tracés ou profils et de la portance de la chaussée. b. Exemples : Chaussées souples revêtues (couche de surface), chaussées rigides ou pavées pourvues dune couche de surface : - uni : - réparations localisées (emplois
partiels pour flaches ou nids-de-poule), Chaussées souples non revêtues : - réparations localisées (emplois
partiels pour nids-de-poule, ornières) ; Chaussées rigides non pourvues dune couche de surface : - réparations localisées de
dégradations ; Chaussées pavées non pourvues dune couche de surface : - réparations localisées : soufflage
ou repiquage ; 2. Accessoires des chaussées a. Accotements : - nivellement, fauchage, curage des
saignées, désherbage, débroussaillage, élagage de haies ; b. Trottoirs, pistes cyclables ou accotements stabilisés, y compris parking : - mêmes critères que pour les
chaussées ; c. Talus : - entretien de la végétation ou
débroussaillage ; d. Soutènements : - réfections partielles des maçonneries, jointoiements et enduits. e. Ouvrages découlement des eaux en dehors des agglomérations : - fossés en terre, maçonnés ou
bétonnés, caniveaux, puisards, aqueducs et canalisations, ponceaux, drains ; f. Ponts : - maintien des caractéristiques
dutilisation, notamment de la force portante ; - entretien superficiel : enduits et peintures. g. Signalisation : - maintien ou remise en état de signaux ou
supports existants ; h. élagage et ventilation : - entretien du matériel existant, remplacement de pièces détachées ; i. Plantations : - entretien et remplacements partiels. II - Maintien des conditions normales de circulation. Balayage et nettoiement :
entretien et fonctionnement du matériel, main-duvre. III - Moyens de service. Personnel permanent. I Travaux pouvant être immobilisés Les travaux qui ont pour effet de permettre une amélioration du service rendu à lusager actuel ou futur (Gain de temps, de frais, de traction, de confort, de sécurité ) constituent des immobilisations. Les dépenses de remplacement douvrages ou parties douvrages (chaussées et accessoires) qui ne se rapportent pas à lentretien, (tel quil résulte du paragraphe A ci-dessus), sanalysent également comme des dépenses dinvestissement. Le lecteur pourra utilement se reporter au corps de la circulaire pour obtenir de plus amples précisions sur la distinction entre les dépenses dinvestissement et celles de fonctionnement. Les constructions de voies nouvelles sont toujours des dépenses immobilisées pour la chaussée et les accessoires. Pour les voies existantes, les exemples suivants illustrent les notions présentées ci-dessus. 1. Chaussées Sont imputés à la section dinvestissement les travaux suivants : - modifications substantielles des
caractéristiques géométriques : élargissement, rectifications de tracé,
modification des profils en travers, du profil en long, aménagement de carrefours ; Il est à noter que le renouvellement de la seule couche de surface ne constitue quune modalité dentretien visant à conserver les voies dans de bonnes conditions dutilisation (cf A-I-1-b). La qualité croissante des matériaux utilisés pour la couche surface (ex : mise en uvre de matériaux enrobés) nest pas suffisante pour modifier la nature de la dépense correspondante qui sanalyse bien comme une dépense de fonctionnement. 2. Accessoires des chaussées. Les travaux connexes à des travaux sur chaussées sont qualifiés comme ces derniers. Les exemples ci-après concernent des travaux spécifiques sanalysant comme des dépenses dinvestissement. a. Accotements : - élargissement, transformation en
accotement stabilisé, premier établissement de bordures, de trottoirs, pistes cyclables,
parking, ou amélioration de ces ouvrages (comme chaussées ci-dessus) ; b. Talus : - modifications géométriques, première
construction de murs de soutènement, de perrés ; c. Ouvrages découlement des eaux : - premier établissement, amélioration des
caractéristiques techniques ; d. Ponts : - premier établissement, modifications
substantielles des caractéristiques géométriques, de la portance ; e. Plantations : - premier établissement. II. Equipement en moyens. Il sagit des bâtiments et des installations fixes ainsi que du matériel et de loutillage. Définition de certains termes : Flaches : dépressions
localisées de la surface de la chaussée se raccordant progressivement au reste de la
chaussée. |
La M14 Nomenclature budgétaire et comptable applicable aux communes et à leurs services publics à caractère administratif, aux centres communaux et intercommunaux d'action sociale, aux caisses des écoles et aux Etablissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI). Afin de répondre à vos questions sur la comptabilité communale, le MINEFI met à votre disposition des informations sur le plan de comptes des communes, les principes d'imputation et d'exécution du budget avec des exemples concrets, des modèles de présentation budgétaire ainsi qu'une présentation de la démarche générale d'analyse des comptes en M14.
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