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Finances locales > Les comptes des collectivités : comptes individuels et synthèses nationales > Les départements (années 2000 à 2010) > L'analyse des comptes 2001 des départements > Eléments de contexte
Une information financière enrichie grâce à un cadre budgétaire et comptable rénové
A compter de 2001, 16 départements (1) expérimentent une nouvelle instruction budgétaire et comptable (M52). Cette réforme s'inscrit dans le mouvement d'évolution des cadres comptables des collectivités locales tout en prenant en compte les spécificités du département. A l'instar des communes et Établissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI), les départements se dotent, avec la M52, d'un cadre adapté aux avancées de la décentralisation, et aux évolutions comptables qui procèdent de la rénovation du plan comptable général. Comme les communes et EPCI, les départements peuvent dorénavant
décrire avec précision leur patrimoine, que les biens soient propriété
du département, mis à disposition ou remis en affectation. Les
travaux pour compte de tiers sont individualisés dans un compte particulier
et l'amortissement est généralisé à l'ensemble des
biens meubles et immeubles (sauf voirie). En outre, la M52 permet de développer un cadre particulièrement
adapté aux spécificités des missions du département. En second lieu, le département peut valoriser sa contribution à
l'équipement des autres collectivités ( près de 30 % des
montants de la section d'investissement) en étalant la dépense
dans un compte annexe tout en la décrivant dans le budget principal. La M52 répond également à un souci d'harmonisation des techniques comptables et budgétaires des différentes collectivités afin de faciliter les comparaisons. C'est donc l'analyse d'une année de transition que cette brochure développe.
La cohabitation de deux nomenclatures ( M51 et M52) a rendu plus complexe l'analyse
des moyennes ce qui justifie une restitution d'information plus fine autour
de données faisant notamment apparaître les médianes et
valeurs des quartiles. La méthodologie détaillée à
la fin de cet ouvrage précise le cadre d'analyse qui a permis de comparer
des départements utilisant des nomenclatures distinctes. Après une baisse atypique des charges de fonctionnement en 2000 suite au
transfert des compétences d'aide médicale gratuite, celles-ci augmentent
de 2,1 % en 2001. Les produits de fonctionnement n'ayant progressé que
de 1,2 %, l'autofinancement recule de 1,5 % pour la première fois depuis
1993. La reprise du financement externe après quatre années de ralentissement
(le recours à l'emprunt progresse de 20,4 %) n'empêche pas les départements
de poursuivre leur désendettement puisque les remboursements d'emprunts
restent supérieurs aux emprunts nouveaux. Ce financement s'accompagne d'un
niveau élevé de ressources internes qui permet de financer une politique
active d'investissement (+10,5 % pour les dépenses définitives d'investissement)
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