Cette étude présente les comptes 2006 des communes. Elle a été réalisée à partir
de l’exploitation exhaustive des comptes de gestion des communes de métropole
et d’outre-mer
tenus par les comptables du Trésor, receveurs municipaux.
Au 31 décembre 2006, 90% des communes appartiennent à un groupement à fiscalité propre
(GFP). Les comptes communaux doivent donc être analysés à l’aune
de cette évolution. En effet, les GFP exercent des compétences
transférées par les communes comme l’assainissement
ou le traitement des déchets. En matière d’investissement,
ils réalisent 15% du total des dépenses
d’équipement du secteur public local.
Les charges réelles des communes ont augmenté en 2006 de 2,5%.
Cette hausse est inférieure à celle enregistrée en 2005
alors que les charges de personnel (+3,9%) et les achats externes (+3,9%)
sont restés dynamiques. Cette relative modération est conséquente à la
réforme de l’instruction budgétaire et comptable M14,
les subventions d’équipement versées, notamment, étant
transférées en section d’investissement.
Les recettes réelles de fonctionnement, quant à elles, progressent
de 2,6% grâce, principalement, aux ressources issues de la fiscalité directe
(+3%) ou indirecte (+5,2%).
Comme les recettes augmentent légèrement plus que les dépenses,
la capacité d’autofinancement (CAF) connaît une hausse sensible
de 3,4% pour s’établir à 10,9 milliards
d’euros. Mais cette évolution est à relativiser car elle
est aussi impactée par les évolutions règlementaires précédement évoquées.
L’investissement communal reste dynamique : les dépenses d’investissement
direct augmentent de 7,8% pour atteindre 20,9 milliards d’euros. Dans
le même temps, les ressources
d’investissement s’accroissent sensiblement de 7,4%, la CAF restant
la ressource la plus importante (34% du total). Malgré cette progression,
les communes dégagent en 2006 un besoin de financement de 541 millions
d’euros. A périmètre constant, la CAF communale diminue
de près de 3%.
L’augmentation de la dette de 1,4 milliard d’euros permet de financer
ce besoin, mais aussi de renforcer le fonds de roulement communal (+895 millions
d’euros). Il en résulte une
trésorerie de fin d’exercice de 13,8 milliards d’euros.