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Introduction
Cette étude présente les comptes 2004 des communes.
Elle a été réalisée à partir de l’exploitation
exhaustive des comptes de gestion des communes de métropole et d’outre-mer
tenus par les comptables du Trésor, receveurs municipaux.
Au 1er janvier 2004, l’adhésion à un groupement
à fiscalité propre (GFP) de près de 1 670 nouvelles communes
a porté le taux d’adhésion à un GFP à plus
de 85%. Ce taux élevé d’adhésion, en constante progression,
est le résultat de la loi du 12 juillet 1999, dite loi « Chevènement
», qui a encouragé le regroupement intercommunal. Il résulte
de la création de ces établissements publics un transfert des
immobilisations et du personnel des communes à destination des GFP.
En 2004, la hausse des frais de personnel (+3,3%) et des achats
et charges externes (+3,2%) entraînent une accélération
de la progression des charges réelles de fonctionnement (+2,5%). Parallèlement
à ces évolutions les produits de fonctionnement s’apprécient
à un rythme légèrement moindre (+2,1%) malgré le
dynamisme des produits fiscaux et des produits de l’exploitation et du
domaine. Dans ce contexte, les communes parviennent tout de même à
améliorer légèrement leur autofinancement (+1,7%).
Le rebond de l’investissement communal observé
en 2003 (+7,7%) s’amplifie en 2004 (+11,1%). Ainsi au cours de l’exercice
2004 se concrétisent dans les comptes des communes les projets d’investissement
identifiés et arrêtés par les équipes municipales
renouvelées en 2001.
Le recul de 7,6% des recettes issues du fonds de compensation
de la TVA explique, pour partie, que le taux de croissance des ressources définitives
d’investissement soit inférieur à celui des dépenses
d’investissement direct. Malgré ce contexte et une augmentation
atone de l’autofinancement les communes réussissent à dégager
un excédent financier de 180 millions d’euros.
Enfin, l’accroissement de la dette des communes a contribué
au renforcement de leur fonds de roulement et, par conséquent, à
la progression de leur niveau de trésorerie qui atteint 11,5 milliards
d’euros à la fin de 2004.
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