Cette publication présente les comptes 2008 des communes. Elle a été réalisée à partir de l'exploitation exhaustive des comptes de gestion des communes de métropole et d'outre-mer tenus par les receveurs municipaux. Comme pour la synthèse relative aux comptes 2007, cette brochure comporte un développement consacré à l'étude de la fiscalité des communes qui a été enrichi grâce à la création de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP).
Au 31 décembre 2008, 92% des communes appartenaient à un groupement à fiscalité propre (GFP). Les comptes communaux doivent donc être analysés à l'aune de cette évolution. En effet, les GFP exercent des compétences transférées par les communes, notamment en matière d'assainissement ou de traitement des déchets.
Les charges réelles des communes ont enregistré en 2008 une hausse de 3,6%. Toutes les catégories de charges progressent à un rythme plus rapide que pour l'exercice précédent, à l'exception des frais de personnel, premier poste de dépense, qui enregistrent une progression plus mesurée (+2,9% entre 2007 et 2008 contre +4,8% entre 2006 et 2007).
Les recettes réelles de fonctionnement progressent de +2% en 2008. Cette évolution est à rapprocher du dynamisme des impositions locales. Ainsi, les recettes enregistrées à ce titre augmentent de 3,9%entre 2007 et 2008 (contre 2,8% entre 2006 et 2007).
Toutefois, comme les dépenses augmentent plus rapidement que les recettes, la capacité d'autofinancement des communes diminue (-7,1%) pour la seconde année consécutive et s'établit à 10 milliards d'euros.
L'investissement communal enregistre en 2008 sa première baisse depuis 2002 : les emplois d'investissement hors emprunt diminuent de -5,7%. Les seules dépenses d'équipement décroissent de près de 7% alors que, dans le même temps, les ressources d'investissement enregistrent un moindre recul (-4,5%). Par conséquent, le besoin de financement des communes est moins élevé que celui constaté en 2007 (1,7 milliards en 2008 contre 2,1 milliards en 2007.
Lorsque l'augmentation de l'encours de la dette d'un peu plus de 2 milliards permet de couvrir ce besoin de financement communal en progression et d'abonder le fonds de roulement des communes de 337 millions d'euros.
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